13 août 2007

Sur le carton d'invitation c'était bien marqué dix neuf heures...

Sur le carton d'invitation c'était bien marqué dix neuf heures.

Alors pourquoi il  n'y avait personne.

Jason commençait à finir de s'impatienter. Il ne tapait plus du pied, entamait les mille pas. Bon Dieu où étaient-ils tous passés?

21H30 ! D'accord il était arrivé en retard. Toutefois, ils auraient pu l'attendre pour une demi-heure. Il avait fait des efforts au niveau habits en plus. Il avait mis un costume couleur claire, col mao.

Merde, c'était pas tous les jours. Pour les fiançailles de sa soeur. Mais personne. Insisté sur la sonnette mais personne. Rien le silence qui à chaque fois lui répond. Et ça l'énerve, l'énerve à tel point.... Tout loupé il a encore tout loupé. Quand il y pense les larmes lui montent aux yeux et non... long soupir descente des trois marches devant la porte d'entrée, il ne se résignera pas à son sort, il ne cèdera pas à la défaite sans se battre.

Son coeur dans la poitrine, toc toc, gonflé à bloc, flammes dans yeux. D'un coup, il enjambe la petite haie. Pas assez haut, des branches dans les fesses. Est-ce qu'il a déchiré son pantalon? Ne sent pas le vent. Pas assez de lumière pour voir. Continuer par derrière. Peut-être une blague ? Non ça ferait trop longtemps.

Dans la maison un indice pour comprendre où ils sont partis. Un resto en ville. Il s'imagine en train de les retrouver juste un mauvais début d'histoire pour un final éclatant, les sourires, les robes, chaleur bonne ambiance bonne table et bonne musique vin danse, ah. Pour le moment juste le silence. Bizarre, le silence à ce point-là, dans tout le quartier. Il fait quelques pas dans le gazon à peu humide parce que les quelques gouttes de pluie de tout à l'heure.

Rien toujours rien. Du vent dans les oreilles. Soudain se sent si seul qu'un peu flippant. Sur sa droite, se retourne pour être en face, la baie vitrée arrière à quelques mètres mais n'y voit pas grand chose si ce n'est... Tiens bizarre, on dirait que quelque chose a bougé. Il s'approche d'un pas puis s'arrête et le regard crispé...Rien. S'avance encore. Rien. Encore. Rien. Encore la tête presque collée contre la vitre. Rien. Pendant quelques secondes et maintenant que ces yeux se sont un peu habitués à l'obscurité. Oh mon Dieu, mais qu'est-ce que... Et se met à courir à toute zing sautant par-dessus haies succesives jusqu'à route vide de toute voiture, petit village vers lumière lampadaire. Qu'est-ce que c'était que ça : dans la salle tous les invité lumières éteintes se tenaient droits, gesticulaient lentement et il avait bien vu, surtout celui qui était collé contre la vitre :  leurs yeux étaient éteints, ils étaient tous manifestement mort. Alors pourquoi bougeaient-ils encore?

Epuisé il s'arrête un instant pour reprendre son souffle. Loin de sa voiture. Il se demande pourquoi le village est aussi calme.

Posté par HELAS à 03:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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